Mon parcours Agapa m'a permis de comprendre ce qui s'est passé

Nous sommes en octobre 2012.
J’ai 32 ans, je suis mariée, j’ai deux enfants.
Je suis heureuse.

Mais, au milieu de tout ce bonheur, l’ombre du souvenir de mon IVG, qui a eu lieu en 2000, plane. Je pleure parfois. Je pleure à grosses larmes. Et je ravale tout. Ma vie doit continuer.

Puis, ce jour où je pleure encore plus fort que d’habitude. Très fort. Je ne dois pas être la seule dans ce cas là, alors je cherche de l’aide.

Et je trouve AGAPA.

Je trouve deux femmes. Bienveillantes. C’est le mot clé, la BIENVEILLANCE.

Un parcours m’est alors proposé, expliqué. Je me sens déjà mieux. J’ai trouvé une oreille, enfin quatre oreilles, attentives. Je vais à chaque rencontre avec l’espoir d’accepter enfin ce qui s’est passé et d’intégrer à ma vie, à mes souvenirs cette Interruption Volontaire de Grossesse. Cette IVG fait partie de mon histoire, je dois m’y faire.

Je ne me sens JAMAIS jugée par ces deux femmes. Je suis attendue et accueillie à chaque séance avec la même attention, le même intérêt. Elles me guident dans ma réflexion, dans cette introspection douloureuse mais nécessaire, salutaire. Les étapes sont parfois difficiles mais une fois franchies, je me rends à l’évidence : en passer par là me permet d’avancer.

Le parcours se termine. Il n’y a pas de miracle. Bien sûr que c’est douloureux. Ca le sera toujours. Mais ce qui était insupportable à l’époque est devenu supportable.

C’était il y a deux ans.

Mon travail avec AGAPA m’a permis de comprendre ce qu’il s’est passé il y a 15 ans maintenant.
J’ai aussi compris pourquoi c ‘est si douloureux pour moi.

J’ai compris, accepté, que ça sera toujours mon plus grand regret. Je n’ai pas eu cet enfant.
Mais maintenant, il a sa place dans mon cœur, dans ma vie.

Grâce à AGAPA, j’ai compris que j’ai le droit de lui faire cette place.

MERCI.